Interview de Sue Gere et Andreu Runo, bassiste et guitariste de SLAVEDOWN

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J'ai eu le plaisir de rencontrer Sue Gere et Andreu Runo, deux membres du groupe SLAVEDOWN pour un entretien sur le pouce.

Joël : SLAVEDOWN est un nouveau groupe (2018), mais il est évident que les membres ont évolué dans le rock depuis un certain temps. Peux-tu nous parler du parcours des membres du groupe à travers la machine du rock’n’roll ?

Andreu : Nous avons tous les quatre étés dans différents groupes et projets pendant de nombreuses années. Notre chanteur, Marc Corso, est un ancien membre de grands groupes espagnols des années 90 tels que SANGTRAÏT, ASPID ou ROCKZILLA. Sue Gere, notre bassiste, a joué avec WARRIOR SOUL des USA et avec les punk rockeurs canadiens THE BLACK HALOS. Le batteur Big Villano est un musicien réputé de blues et de hard rock avec un parcours énorme. Il joue également avec SILVERFLAME. Et j'ai joué dans différents groupes de métal underground comme SHOT BY BERTHA et FAR’N’HATE. Aujourd'hui, je joue également de la basse dans un groupe de métal appelé ERIO et, avec Sue, nous jouons avec Gaby du groupe des années 60 LOS SALVAJES, une légende vivante en Espagne.

Joël : Vous avez fait le choix de ne pas écrire les chansons en espagnol, en choisissant la langue internationale et universelle du rock, l'anglais. Est-ce une façon de séduire la scène internationale ?

Andreu : Pas du tout, nous avons choisi d'écrire en anglais essentiellement à cause de la musique que nous écoutons. Nous avons tous les quatre l'habitude d'écouter de la musique en anglais. Nos influences musicales écrivent en anglais, donc c’était plus logique pour nous d'écrire en anglais aussi.

Sue : Bien que les paroles en espagnol soient un meilleur moyen pour se faire connaître et de gagner de l'argent en Espagne, écrire en anglais permet de regrouper plus d’écouteurs en Europe. Mais comme Andreu l'a dit, c'est plus un choix créatif qu'une stratégie marketing. De toute façon, si vous demandez à Marc de chanter en espagnol ou en catalan, la réponse sera un grand NON. Il l'a fait dans le passé mais ce n'est plus son truc...

Joël : Comment pouvons-nous définir votre musique ? Quels sont les groupes qui vous inspirent ?

Andreu : Je ne pense pas que notre musique puisse être facilement définie... Et par là je veux dire que nous avons tellement d'influences différentes que le mélange est trop complexe. Marc est surtout influencé par les années 90, Sue Gere écoute beaucoup de musiques des années 80, Big Villano aime les années 70 et mes influences viennent des années 2000. Bien sûr, nous avons des points communs, et ce sont ces points qui rendent notre musique originale. Mais, si nous devions citer quelques groupes qui nous inspirent en tant que groupe, ce serait probablement BLACK SABBATH, THE DOORS ou MOTÖRHEAD.

Sue : Je suis presque d'accord sur tout... Presque !!! (Rires) Andreu a raison de dire qu'il se concentre surtout sur le Hard Rock et le Metal moderne et Villano a un goût très classique.  Mais Marc et moi gravitons autour de toutes les décennies de musique à base de guitares aux sons aigus. On peut dire que la plus grande influence de Marc, ce sont les DOORS et la mienne est les albums de KISS dans les années 70, mais en même temps nous aimons tous les deux ALICE IN CHAINS, juste pour donner un exemple, même s'il est vrai que nous plaisantons souvent sur le fait que nous avons plus de 50 ans d'influences dans ce groupe.

Slavedown enemy inside

Joël : Andreu est seul sur scène à la guitare, n'est-ce pas un défi ? Est-ce qu'un second guitariste serait une bonne solution sur scène pour lui permettre de donner le meilleur de lui-même ?

Andreu : J'ai l'habitude de jouer dans des groupes avec une seule guitare. C'est effectivement plus difficile mais ce n'est pas un problème du tout. Je me sens à l'aise et c'est encore plus amusant. Avec Sue Gere et Big Villano faisant leur énorme mur sonore, le public ne manque pas d'une autre guitare.

Joël : Comme Geddy Lee de RUSH, Sue joue de la basse et des claviers, cela demande de vrais talents musicaux, comment l'assume-t-il sur scène ?

Andreu : Facile, il ne joue pas de claviers en live (rires).

Sue : Mec, ne dis pas "comme Geddy Lee", je ne suis pas digne (rires). Bon... peut-être que je devrais fredonner ou siffler les mélodies devant le micro... (plus de rires). Plus sérieusement, et pour répondre à ta question précédente aussi, nous travaillons beaucoup sur notre son et nous utilisons tout ce qu'il faut pour que l'expérience live soit aussi proche du son du disque. Parfois c'est une pédale de fuzz, parfois le réglage d'un delay, mais croyez-moi, personne ne va manquer quoi que ce soit dans nos concerts.

Joël : Comment le groupe compose-t-il les chansons ? Comment fonctionne le processus d’écriture ?

Sue : Eh bien... c'est un travail d'équipe.

Andreu : Oui, c'est plutôt un travail de groupe. Dans le sens où quelqu'un vient avec une idée, ou bien parfois une chanson entière et parfois juste un riff. Et tous les quatre ensembles, nous la transformons en une chanson de SLAVEDOWN. C'est comme ça que nous obtenons notre son personnel.

Sue : Je dois ajouter que nous sommes un groupe très prolifique, les démos et les idées n'arrêtent jamais d'arriver donc nous avons tout le loisir de choisir ce qui nous convient le mieux.

Joël : Un dernier mot pour vos anciens fans espagnols et vos futurs fans internationaux ?

Sue : De quoi parles-tu ? De fans ? Nous n'avons pas de fans ! (Rires)  

Andreu : Préparez-vous et soyez prêts. Nous arrivons...

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