OF MICE & MEN + GHOSTKID + GORE // Le Bataclan, Paris - 08/12/2025

Om m paris 2025 5

En tant que fan de la première heure des légendaires OF MICE & MEN, difficile d’imaginer manquer cette nouvelle date parisienne de metalcore, d’autant plus qu’elle se tient dans ma salle favorite. Les souvenirs de Second & Sebring tournent encore en boucle, et l’attente est forcément chargée d’émotion.

GORE

GORE ouvre la soirée devant une salle encore presque vide, avec une entrée en scène très timide. Mené par une chanteuse, chose encore relativement rare dans mon répertoire metalcore personnel, le groupe monte progressivement en énergie. Les musiciens semblent d’abord réservés, mais gagnent rapidement en assurance. En live, la chanteuse impressionne par une belle voix claire et un scream bien maîtrisé. Le bassiste, très mobile, s’amuse sur scène, tandis que le batteur frappe fort, fait tournoyer ses baguettes et n’hésite pas à se lever de son siège. Malgré une salle qui se remplit doucement, le public reste plutôt statique, se contentant de quelques hochements de tête, à l’exception de rares fans qui chantent les paroles à pleins poumons.

GHOSTKID

Avec GHOSTKID, l’ambiance change nettement. Malgré l’absence d’un de leur précieux guitariste ce soir-là, le groupe livre un set très solide. Les morceaux sont suffisamment entraînants pour réveiller la salle : le public commence à headbang, le pit s’ouvre à plusieurs reprises, notamment autour du bassiste qui descend dans la fosse. Un moment qui marque un vrai déclic dans l’énergie générale de la soirée, aidée par la salle se remplissant petit à petit.

OF MICE & MEN

OF MICE & MEN arrive enfin, et c’est l’occasion de replonger dans des classiques qui ont marqué le metalcore des années 2010. La performance vocale est irréprochable, aussi bien sur les screams que sur les aigus. Le groupe est précis, concentré, et tous headbangent cheveux au vent en jouant. La foule en revanche n’est pas trop agitée, on verra assez peu de pogos ou de circle pits durant la soirée. Il faudra attendre la dernière chanson, O.G. Loko pour voir le wall of death s’ouvrir enfin et transformer complètement l’ambiance de la salle.

Une soirée portée par la qualité des performances et la nostalgie, malgré des temps morts un peu trop longs entre les chansons de la tête d'affiche, qui sont venu légèrement casser le rythme du concert.

Ghøstkid Of Mice & Men