BAD OMENS + BILMURI + THE GHOST INSIDE // Le Zénith, Paris - 02/12/2025
- Par Marjolaine G.
- Le 06/01/2026
- Dans Live-reports

En ce 2 décembre, BAD OMENS, devenu en quelques années l’un des groupes les plus incontournables de la scène alternative moderne, investit un Zénith de Paris plein à craquer. Porté par une ascension fulgurante et une fanbase toujours plus fidèle, le groupe est attendu de pied ferme pour un show qui s’annonce aussi intense que spectaculaire.
THE GHOST INSIDE ouvre le bal. Pendant le set, les médiators volent en masse vers la fosse, signe que le groupe veut créer du lien avec le public. Pourtant, le début est un peu timide : le son met quelques titres à se stabiliser et le public semble encore se chauffer. Mais très vite, la machine s’emballe. Les riffs frappent, les breakdowns appellent les premiers mouvements de foule, et l’énergie monte progressivement.
À 20h, changement radical d’ambiance avec BILMURI, pour qui c’est une première fois à Paris. Le projet surprend et séduit instantanément. Sur scène, on retrouve une instrumentation aussi inattendue qu’efficace : saxo, flûte traversière, et même ce qui semble un mini synthé, le tout parfaitement intégré à un univers moderne et décomplexé.
Le public, d’abord intrigué, se laisse rapidement embarquer. L’atmosphère se fait plus légère, presque festive, tout en restant incroyablement fédératrice. BILMURI réussit le pari de capter l’attention d’une salle déjà bien remplie et de préparer idéalement le terrain pour la tête d’affiche. Lorsque BAD OMENS entre enfin en scène, le Zénith bascule dans une autre dimension. La scénographie est tout simplement incroyable : jeux de lumières millimétrés, fumigènes, jets de feu et plusieurs écrans géants enveloppent le public dans une expérience visuelle totale.
Vêtu entièrement de noir, Noah Sebastian impose une présence magnétique. Il est clair qu’il est heureux d’être là, porté par une foule survoltée dont l’énergie semble le galvaniser à chaque instant. Les titres s’enchaînent et la fosse explose : plusieurs circle pits, deux walls of death, et un public qui connaît les paroles à la perfection. Les chœurs sont repris avec un niveau sonore tel qu'on a parfois l’impression que la salle chante plus fort que le groupe lui-même.
Moment fort du concert, le duo sur Human avec Jonathan Vigil, le chanteur de THE GHOST INSIDE, déclenche une ovation monumentale. Un peu plus tard, Gabi Rose la saxophoniste de BILMURI rejoint BAD OMENS sur scène pour un final de morceau aussi inattendu qu’euphorisant. À un moment suspendu, le chanteur demande au public d’allumer les lumières de leurs téléphones. Le Zénith s’illumine alors d’une mer de points lumineux, créant une communion rare entre le groupe et ses fans. Ensuite, dans un geste simple mais fort de sens, il prend son temps pour offrir deux baguettes au public, renforçant encore cette proximité.
Le rappel est à la hauteur du reste : toute la salle tape des pieds à l’unisson, si fort que les gradins tremblent jusqu’en haut de la salle. Le Zénith ne forme alors plus qu’un seul corps, vibrant au même rythme jusqu’à la dernière note.
BAD OMENS signe ce soir-là un concert magistral, à la fois spectaculaire et profondément humain. Porté par un public incandescent et entouré de premières parties solides et complémentaires, le groupe confirme son statut et grave ce 2 décembre au Zénith comme l’un des moments forts de sa tournée européenne.
Source photos : Page Facebook du groupe