CASKETS + THE WORD ALIVE // L'Alhambra, Paris - 10/12/2025
- Par Marjolaine G.
- Le 09/01/2026
- Dans Live-reports

Ce 10 décembre 2025, l’Alhambra se mue en véritable lieu de culte pour les amateurs de metalcore moderne. CASKETS, en pleine tournée européenne, fait escale à Paris pour un concert attendu, porté par un public compact et survolté.
La soirée débute avec THE WORD ALIVE, chargé d’ouvrir les hostilités. La scénographie reste volontairement sobre, laissant toute la place à l’énergie déployée par le groupe. Rapidement, le ton est donné : la fosse répond présent, et ce malgré la configuration intimiste de la salle. L’un des moments forts du set reste le duo surprise avec Clément Richard, chanteur d’ASHEN, qui ajoute une intensité supplémentaire à une prestation déjà solide.
Le groupe en profite pour dévoiler un nouveau morceau, accueilli avec ferveur par un public déjà conquis. L’intensité atteint son paroxysme avec deux walls of death impressionnants, preuve que la taille de la salle n’a jamais freiné l’ardeur du public. Le lien entre le groupe et la fosse est total, jusqu’au crowd surfing du batteur, visiblement ému de vivre sa première expérience en France, rejoint par de nombreux spectateurs qui prennent eux aussi leur envol. Une première partie explosive, idéale pour préparer le terrain.
Lorsque CASKETS fait son entrée sur scène, l’atmosphère change instantanément. Vêtus de noir, les musiciens s’inscrivent parfaitement dans une esthétique sombre et introspective, renforcée par un décor évoquant des vitraux d’église projetés en fond de scène. L’ensemble confère à l’Alhambra des allures de cathédrale moderne, où la musique devient rituel collectif.
Sans discours ni mise en condition superflue, le groupe attaque frontalement dès les premières secondes. La réaction du public est immédiate : la fosse s’anime, compacte, engagée, et ne relâchera plus la pression jusqu’à la fin du set. CASKETS impose son univers avec assurance, alternant passages chargés d’émotion et déferlantes plus agressives, parfaitement maîtrisées. Le set navigue habilement entre titres récents comme Hold me now et morceaux plus anciens comme Signs ou Lost in Echoes.
La connexion avec la fosse est totale. Les walls of death s’imposent naturellement, portés par une énergie dense et oppressante malgré la taille de la salle. Chaque musicien frappe juste, tandis que les screams du bassiste, d’une brutalité maîtrisée, accentuent la tension du set. Tyler Smith le chanteur de THE WORD ALIVE rejoint Matthew Flood pour un duo scellant l’esprit de partage et la complicité entre les deux groupes et le public.
Après un concert dense et éprouvant, CASKETS quitte brièvement la scène sous les acclamations, avant de revenir pour un rappel unique, offrant le dernier morceau Glass Heart comme exutoire final. Une conclusion sans artifices, directe et efficace, à l’image de l’ensemble de la prestation.
À l’Alhambra, CASKETS fédère avec évidence et impose une communion brute, où noirceur, émotion et énergie se répondent. Un concert qui laisse une empreinte bien après la dernière note.
Photos : Solen Gueho