KAMELOT : The Shadow Theory

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  • Le jeudi, 24 mai 2018
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Sorti le 6 avril dernier, le nouvel album des géants du power metal symphonique américain fait pas mal parler de lui. Porté par la voix de Tommy Karevik, cet album nous transporte encore une fois dans l’univers fantastique-médiéval de KAMELOT

L’album démarre avec une introduction classique au ton épique : The mission qui nous annonce direct la couleur plutôt sombre de la suite. On remarque l’utilisation des choeurs au clavier. Un début classique pour du power symphonique, mais terriblement efficace. S’en suit le titre Phantom Divine  qui met directement la barre très haut avec des riffs très intenses, un clavier très présent, surtout sur le refrain, et un refrain lui aussi très intense. Les autres membres du groupe se donnent à coeur joie pour accompagner Karevik sur certains passages, avec même l’utilisation de growl.

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Puis viens Ravenlight, la première chanson dévoilée par Napalm Records. Elle commence avec quelques notes de clavier pour enchaîner sur un riff puissant. Tout comme le titre précédent, on remarque le côté puissant de la voix et des instruments. Les riffs sont très prenants et on peut entendre que Karevik a une range de voix impressionnante, pouvant monter assez haut. Avec Amnesiac, on continue dans l’épique symphonique puisqu’on a le droit à des couplets presque à capella, suivis par des refrains toujours aussi puissants. Le passage des “Amnesiac !” en fond est très prenant et la chanson est assez facile à mémoriser, rappelant notamment un autre titre de KAMELOT : Insomnia.

Le quatrième titre Burns to Embrace semble plus calme, les claviers accompagnant Karevik en douceur au début mais ça pars vite en instrumentation épique, avec notamment un violon en fond. On a donc ici un titre exploitant le côté symphonique du power symphonique, avec les claviers et le violon. Un mélange parfait de puissance et d’élégance. Mais le côté symphonique s’affirme plus dans In Twilight Hours. On a le droit ici à un clavier très présent, notamment avec le piano, ainsi qu’à la voix sublime de la chanteuse Jennifer Haben, chanteuse d’un autre groupe de symphonique : BEYOND THE BLACK. Ce duo accompagné de claviers donne un aspect très mélancolique au morceau, nous rappelant pour de bon les influences symphoniques de KAMELOT.

Cependant, il ne fallait pas longtemps pour revenir à de l’épique pur ! C’est ce que nous offre le titre Kevlar Skin, titre très semblable dans sa construction aux deux premiers : un titre offrant puissance et élégance, ici vraiment marquée sur le refrain. Le solo de guitare est très puissant, bien plus que ceux des titres précédents. Static viens calmer cette overdose en nous offrant un morceau plus calme, plus harmonieux aussi, se rapprochant de In Twilight Hours, sauf que la guitare accompagne Karevik à la place du clavier, néanmoins très présent. Ce morceau, bien moins mélancolique ou puissant que les précédents, n’en est pas moins d’une puissance marquée par l’harmonie de Karevik et de ses musiciens.

S’en suit un nouveau titre épique et puissant : Mindfall Remedy. Le refrain tout simplement épique nous transporte et nous donne envie d’headbanger sans trop de difficultés. On remarque le retour des growls, comme une boucle qui se ferme. Le passage juste avant le refrain ne fait qu’augmenter la puissance de ce dernier. Titre véritablement symphonique et à la grande mélancolie, Stories Unheard nous offre une chanson très posée, poétique et aux paroles invitant au voyage dans l’inconnu et à l’imagination. Les choeurs sont de retours pour notre plus grand plaisir, ce qui rend le refrain tout simplement majestueux.

Vespertine semble être l’apogée de ce voyage. Un titre tellement KAMELOT. Des claviers rapides, une guitare qui les suit, un Karevik au meilleur de sa forme et qui n’hésite pas à monter, un refrain majestueux et puissant, que demandez de plus pour la chanson qui, à mon sens, symbolise tout l’album ? Malgré la vitesse et la puissance de la chanson, le thème abordé semble être tragique sur des choeurs très présents, et sans oublier un solo de guitare des plus impressionnants.

Mais ce n’est pas fini. L’avant dernier titre The Proud and the Broken nous offre un final d’avant outro très sombre dans son instrumentation, presque pesant mais avec toujours cette puissance qui ne nous a pas lâché de tout l’album. Tout y est pour ce dernier véritable titre : les claviers, les guitares, la voix, les choeurs et même un peu de growl en léger. Il est temps de se reposer un peu après tout ces titres puissants. L’outro Ministrium remplit bien ce rôle. On peut d’ailleurs y entendre un son semblable aux bruits des aiguilles d’une horloge. Véritable musique de fin digne d’un film, ce titre conclut avec beauté ce voyage dans les limbes de KAMELOT….

 

Cet album mérite grandement d’être écouté et apprécié, ne serait ce que par la maîtrise musicale qu’il montre. Il ravira les fans de KAMELOT et les nouveaux. Une référence en terme de power symphonique. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié et je l’écoute souvent sur Spotify. Alors vous aussi, laissez vous bercer par la théorie de l’ombre…

Pour rappel, le groupe passera à Paris le 15 septembre prochain à l'Élysée Montmartre alors venez nombreux !

Kamelot

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