HEIDENFEST 2026 // Élysée Montmartre, Paris – 25/01/2026

Finntroll paris 2026 couv

On se retrouve l’Élysée Montmartre en ce 25 janvier 2026 pour l’étape parisienne du festival itinérant le Heidenfest ! Cette tournée-festival mythique a fait son grand retour en Europe, un événement qui met en lumière les scènes folk/pagan metal. L’affiche de cette année était totalement folle avec des noms importants comme HEIDEVOLK qu’on avait déjà vu lors d’une tournée similaire, le Paganfest qui s’est tenu en 2025.

Autre nom totalement immanquable c’était bien-sûr FINNTROLL, certainement les «pionniers » du Black Pagan avec une imagerie autour des trolls de la mythologie scandinave. Et bien entendu le plus festif avec KORPIKLAANI. Et pour l’ouverture, on y retrouve les pirates de THE DREAD CREW OF ODDWOOD et les flamand-roses de TROLLFEST.

TDCOO

Premier groupe à se présenter sur scène c’est donc THE DREAD CREW OF ODDWOOD et la particularité de ce groupe est de faire du folk metal mais sans guitare saturée, remplacée par des mandolines et de la contrebasse. L’ambiance est déjà festive et la bonne humeur des musiciens est communicative. La salle commence déjà à se transformer taverne du bords de mer sorti tout droit d’un film sur la piraterie. Le rythme de la musique nous entraîne instantanément, en particulier au moment où le frontman nous enseignera la danse du crabe pour un grand moment épique et comique. Avec les DREAD CREW, on redécouvre autrement l’imagerie de la piraterie et le groupe se démarque vraiment par rapport à d’autres groupes du genre.

TROLLFEST

On bascule dans une folie carnavalesque avec TROLLFEST. Les membres du groupe débarque scène affublés de robes à paillettes et de chapeaux flamands roses. Le son est explosif et la folie du combo est contagieuse, et le public se prend au jeu ! TROLLFEST c’est un groupe qui ne se prend pas du tout au sérieux avec son sens de l’humour et les rythmes sautillants déclenchent des danses absurdes. Le chanteur s’amusera également à faire sautiller, une fois le côté gauche, puis le côté droite, et puis vice-versa.  On ne sait plus trop si on est à un concert metal ou dans une fête païenne complètement déjantée, en particulier lorsque le pit se transforme en une chenille géante qui sera menée par le guitariste. TROLLFEST nous aura fait passer un bon moment drôle et festif, un pur moment de lâcher-prise.

HEIDEVOLK

On passe maintenant aux choses un peu plus sérieuse avec les Néerlandais d’HEIDEVOLK. Sur un ton un peu plus solennel que les deux groupes précédents, les premières notes d’Ontwaakt résonnent comme un appel ancien. Les chants doubles de Jacco de Wijs et Daniël Den Dorstighe remplissent la salle, profonds, guerriers, fédérateurs. Les poings se lèvent, les têtes hochent lentement, avec gravité. Le groupe a capturé l’audience avec des hymnes puissants inspirés par la nature et la mythologie germanique, ponctués d’un chant qui évoque à la fois la bravoure et la communion avec la foule avec des titres comme Ostara, Yngwaz’ zonen ou encore A Wolf In My Heart. Le duo alterne chant en anglais et néerlandais avec brio. Puis le groupe ressortira sa reprise de la chanson Vulgaris Magistralis de NORMAAL qui a fait vibrer la salle entière transformant chaque note en cri de guerre collectif. HEIDEVOLK c’est l’énergie guerrière du grand nord dans une ambiance fédératrice.

FINNTROLL

On monte encore d’un cran avec l’un des groupes les plus attendus de la soirée. La meute de trolls surgit sur scène avec au chant le Norvégien Mathias Dahlsveen alias Kistelach du groupe VANVIDD, ce dernier remplaçant Vreth qui est souffrant. Dès son arrivée, il en impose et on sent qu’il a l’habitude de la scène. Les lumières deviennent vertes, malsaines, les riffs tournent comme une danse macabre. Le pogo est instantané, violent mais euphorique, en particulier lorsque le groupe reprend ses morceaux culte comme Solsagan, Blodsvept ou encore Svartberg, sans oublier les cultes Trollhammaren et Nattfödd. Chaque chanson a été accueillie comme un hymne sacré, repris par une foule en transe.

Bien que les chansons soient chantées en Suédois (alors que le groupe est Finlandais) et que tout le monde ne comprend pas forcément, on ressent viscéralement chaque mot. Le set atteint son apogée lorsque le groupe ressort Jaktens tid avant que FINNTROLL ne tire sa révérence sur Ormfolk. Kistelach est véritablement un excellent frontman qui a su tenir la barque d’un poing guerrier en faisant honneur à Vreth.

KORPIKLAANI

C’est l’heure du concert de clôture avec les légendes du Folk Metal Finlandais KORPIKLAANI. Les premiers accords déclenchent un dernier sursaut collectif. On danse comme si demain n’existait pas. Les refrains sont repris à pleins poumons, les bras s’enlacent, les pintes volent (parfois trop près des amplis). C’est la fête dans ce qu’elle a de plus primitif : musique, alcool, fraternité. Pas de pose, pas de calcul. Juste l’instant avec des morceaux tout ce qu’il y a de plus festif comme A Man With A Plan, Beer Beer, Aita ou encore Lonkkaluut, et même une reprise de BONEY M avec le titre Gotta Go Home. Et comme chaque concert de KORPIKLAANI, ça se termine traditionnellement par Vodka. Le dernier morceau s’achève dans un vacarme de cris et d’applaudissements.

La fête se termine, le Heidenfest 2026 à Paris laisse derrière lui bien plus que des oreilles qui sifflent et des vêtements trempés de bière. Il laisse cette sensation rare, presque précieuse, d’avoir partagé quelque chose de vrai. Il a rappelé pourquoi le folk metal ne se vit jamais seul. Il se chante à pleins poumons, il se danse jusqu’à l’épuisement, il se transmet dans un regard, une main tendue dans le pit, un refrain hurlé avec un parfait inconnu. Ce festival a littéralement avaler Paris le temps d’une soirée.

Encore merci à Tangui de À Jeter Prom et Garmonbozia de nous avoir permis de vivre ce grand moment épique.

Korpiklaani Finntroll Heidevolk Trollfest