GUNS N' ROSES + MAMMOTH // Accor Arena, Paris - 01/07/2026

Gnr paris 2026 couv

Après plusieurs années d'absence, GUNS N' ROSES retrouve enfin le public parisien ce 1er juillet à l'Accor Arena, pour un concert aussi généreux que spectaculaire.

La soirée débute avec MAMMOTH, le groupe mené par Wolfgang Van Halen, qui distille un hard rock moderne mêlant riffs puissants, mélodies accrocheuses et influences grunge. Une entrée en matière solide et énergique qui aurait mérité un public plus démonstratif : malgré l'engagement du groupe, la fosse reste encore timide et peine à réellement s'enflammer.

Il suffit pourtant des premières notes de Welcome to the Jungle pour que l'Accor Arena explose. Les milliers de spectateurs se lèvent d'un seul mouvement et l'atmosphère change instantanément. Pendant près de trois heures, GUNS N' ROSES enchaîne les titres sans véritable temps mort, naviguant entre classiques incontournables et morceaux plus rares. De Mr. Brownstone à You Could Be Mine, en passant par Chinese Democracy, Civil War, Sweet Child O' Mine ou encore "Paradise City", la setlist fait voyager à travers toute la carrière du groupe et entretient une intensité constante.

Sur scène, Axl Rose ne déroge pas à son rituel : les changements de tenue s'enchaînent, souvent pendant les longues envolées de Slash, qui monopolise alors toute l'attention. Si sa voix, forcément plus fragile qu'à l'époque des débuts du groupe, ne possède plus toute l'insolente puissance qui a fait sa légende, le chanteur compense par une implication de chaque instant. Il arpente la scène sans relâche, harangue la foule et communie avec un public qui lui rend bien. Une présence scénique intacte, portée par une envie évidente de partager ces chansons devenues intemporelles.

Face à lui, Slash impressionne par sa précision et son endurance. Fidèle à son légendaire haut-de-forme et à ses lunettes noires, le guitariste semble imperturbable. Les guitares défilent, de la double manche à la pedal steel guitar qu'il manie sur la reprise de Wichita Lineman de Jimmy Webb, ajoutant une couleur country aussi inattendue qu'élégante. Chacun de ses solos est accueilli par une ovation, rappelant à quel point son jeu reste immédiatement reconnaissable.

Puis arrive l'instant suspendu de la soirée. Un piano à queue fait lentement son apparition, accompagné d'un siège en forme de moto. La salle retient son souffle. Dès les premières notes de November Rain, une immense clameur s'élève et des milliers de voix reprennent le morceau à l'unisson. Les téléphones illuminent l'Accor Arena tandis que Slash livre un solo aussi précis qu'émouvant, dans l'un des moments les plus forts du concert.

Le groupe conclut son marathon avec Nightrain, avant qu'un Paradise City explosif ne transforme l'Accor Arena en immense chœur. Les musiciens reviennent ensuite partager une photo de groupe avec le public. Et comme un dernier clin d'œil, Slash quitte la scène en faisant un poirier, arrachant un ultime sourire à une salle conquise.

Après trois heures d'un show généreux, GUNS N' ROSES démontre qu'il reste une machine de scène redoutable. Une soirée où la nostalgie n'a jamais pris le pas sur le plaisir de jouer, et où le public parisien a pu mesurer, une fois de plus, pourquoi le groupe demeure une référence du rock. Une chose est sûre : ceux qui auront la chance de les retrouver à l'Accor Arena le 3 juillet, pour la seconde date parisienne, peuvent déjà s'attendre à vivre une nouvelle soirée d'exception.

Photos : Guns N'Roses Official

Guns N'Roses Mammoth