BORN OF OSIRIS + WITHIN DESTRUCTION + AVERSIONS CROWN + LARCENIA ROE // Le Trabendo, Paris – 21/01/2026
- Par Romain D.A.
- Le 02/02/2026
- Dans Live-reports

Le Trabendo s’apprête à vibrer en ce 21 janvier 2026 avec l’étape parisienne de la tournée européenne de BORN OF OSIRIS, avec WITHIN DESTRUCTION, AVERSIONS CROWN et LARCENIA ROE pour compléter l’affiche. Une affiche idéale pour un public avide de riffs tranchants, de breakdowns furieux et de performances scéniques sans compromis.
LARCENIA ROE
Premier set de 30 minutes avec LARCENIA ROE qui déboule sans détour. C’est la première fois que le groupe originaire de Raleigh en Caroline du Nord se produit en France, leur mission est donc de nous faire découvrir leur musique. Le son est brutal, cru, presque sauvage. Chaque breakdown tombe comme un piège à ours. Les premiers pits s’ouvrent, c’est l’échauffement dans la fosse. Pour un groupe en ouverture, l’impact est réel. Le public ne subit pas : il encaisse, et il en redemande. LARCENIA ROE a frappé un bon coup sans pour autant chercher à séduire.
AVERSIONS CROWN
On change de continent avec les Australiens d’AVERSIONS CROWN mais aussi d’atmosphère dès le premier morceau. Le son devient plus massif avec des riffs qui pourraient briser du béton. Mais tout se joue avec Hollow Planet, un titre véritablement taillé pour le live. La batterie pilonne, les guitares tracent des paysages dystopiques, et la voix surgit comme une entité hostile. Ici, pas de chaos désordonné : tout est lourd, contrôlé, implacable. Dans la fosse, l’échauffement continue mais avec des pogos plus percutants, un public galvanisé par le chanteur Alex Teyen (qui a succédé à Tyler Miller, ce dernier ayant rejoint THY ART IS MURDER en 2023) qui harangue la foule. Le set atteindra son point culminant avec le tire Erebus. AVERSIONS CROWN a transformé Le Trabendo en bunker sonore et on en ressort lessivé.
WITHIN DESTRUCTION
On passe ensuite à notre découverte live de ce mois de janvier. Débarquant tout droit de Slovénie, les membres de WITHIN DESTRUCTION prennent possession de la scène du Trabendo. Alors qu’avec les groupes précédents, on était sur des registres deathcore assez brut de décoffrage, la musique de ce groupe se veut plus nuancée, avec des sons plus modernes, plus électroniques voir cyber, et avec une direction artistique totalement axée Japon. Ce pays est beaucoup représenté, en particulier sur des titres comme Animetal, Neo-yakuza ou encore Kanashibari. Chaque morceau est une montée d’adrénaline. Ça groove, ça tabasse, ça pulse. Les refrains frappent juste, les breakdowns déclenchent des vagues humaines. On sent que le groupe maîtrise parfaitement son impact scénique : rien n’est laissé au hasard, et pourtant tout semble exploser. WITHIN DESTRUCTION porte bien son nom car le groupe a tout détruit au sens figuré du terme avec une prestation parfaitement menée. La fosse est déjà en fusion alors que la tête d’affiche n’est pas encore là.
BORN OF OSIRIS
On arrive à la tête d’affiche avec le set de BORN OF OSIRIS. Au vu de l’état du pit, les Américains n’auront aucun mal à faire monter la moutarde au nez avec Bow Down, titre court mais efficace pour démarrer. Pas besoin de discours : le premier riff suffit. Le son est chirurgical, massif mais précis. Les synthés planent au-dessus du chaos, les guitares découpent l’espace, la batterie frappe sans relâche. Le côté Égypte antique resurgit avec Follow The Signs et ses orchestrations. Chaque titre déclenche une réaction collective. La fosse devient un organisme vivant : ça pousse, ça saute, ça tombe, ça se relève. Les anciens titres provoquent une euphorie brute, les morceaux récents imposent leur lourdeur moderne.
L’accent sera mis sur le dernier album du groupe, Through Shadows avec Elevate, Inverno ou encore In Desolation. BORN OF OSIRIS ne force rien. Ils dominent. La technique impressionne, mais ne tue jamais l’énergie. Au contraire, elle la canalise. Sur scène, tout est en place. Dans la salle, plus personne ne triche. Les corps sont épuisés, mais personne ne lâche. Le dernier morceau, Machine, résonne comme une libération.
Ce concert aura été un véritable basculement dans une autre dimension avec une véritable démonstration de force. Un rappel brutal de pourquoi le deathcore, quand il est bien exécuté, reste une expérience viscérale. Un grand merci à Opus Live pour l’organisation de ce concert et de nous avoir permis de le couvrir.
Born of Osiris Within Destruction Aversions Crown